AESH-AVS: « Oui il y a pire que nous, mais nous méritons mieux! »

 » Quittez ce job si vous en avez assez au lieu de vous plaindre! C’est dur pour tout le monde! Vous le saviez quand vous avez signé que le salaire était médiocre non? » entend-on parfois quand nous évoquons nos conditions de travail inadmissibles en tant qu’AESH ou AVS.
Sauf qu’ … « on aime toutes et tous notre métier sinon on serait parti(e)s depuis longtemps… C’est ce qui nous fait tenir. »

« Vous n’avez pas de diplômes spécifiques et vous ne travaillez pas à temps plein c’est un peu normal….Vous savez certains professionnels dans la santé avec des master 5 en institution c’est 800 euros net à 1100 euros pour un 50% … » Attention! Ne pas comparer ce qui n’est pas comparable!

Un deuxième emploi pour compléter les fins de mois ? « ah oui volontiers …sauf qu après infos prises …nous sommes contraints par la loi du travail …12h obligatoires entre la fin de journée et le début de la journée suivante …je songeais bosser de nuit …mais ce n’est pas possible alors la xseule option c’ est le week-end et les vacances …mais trouver un boulot c’ est déja pas facile alors un second emploi avec des choix d’ horaires spécifiques …encore moins! »
« En plus, même en vacances il faut tenir compte de notre nombre d’ heures de contrat à comptabiliser pour ne pas dépasser 44h semaine…un vrai casse tête! »

Nos détracteurs évoquent alors des exemples d’autres métiers bien plus difficiles selon eux: « Une infirmière en début de carrière c’est 700 euros pour un mi temps …avec des jours fériés des horaires en coupé ,des soirs à 21 h des matins à 5h des dimanches etc alors arrêtez de vous plaindre sans arrêt de votre salaires et aller travailler ailleurs si c’est si horrible. »
Ce à quoi nous leur répondrons: « Oui mais elle pourra toujours faire un temps plein et monter les échelons avec le temps. Ce n’est absolument pas comparable.Nous, nous resterons avec nos temps partiels imposés, et aucune possibilité d’évolution!
Ce n’est pas parce-que d’autres souffrent qu’on doit pas essayer de revaloriser notre travail etc etc etc. »

D’autres collègues évoqueront aussi l’intérêt des élèves que nous accompagnons, qui eux aussi pâtissent de notre précarité: « Mais je crois qu’une réelle revalorisation de notre travail serait bénéfique pour tout le monde et particulièrement pour les élèves que nous accompagnons. »

Lucie, AESH en CDi conclura le débat: « On trouvera toujours pire que nous et donc c’est une raison de se taire et courber le dos ??? Non !! Libre à nous de ne pas nous satisfaire de nos conditions de travail, et je trouve que le sort des élèves que nous accompagnons est lié à notre sort: nous avons des contrats précaires, ils perdent leur AVS en cours d’année ( et cela prend des semaines avant d’en obtenir un(e) autre), si nos heures étaient augmentées davantage d’enfants pourraient être accompagnés … etc etc …  »

C’est aussi, au travers de notre combat, permettre à ces enfants, d’avoir un jour des meilleures conditions d’accueil dans les établissements scolaires. Alors ne baissons pas les bras que cela plaise ou déplaise à certains ! La solidarité le mot d’ordre !

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