AESH/Parents (1) : je t’aime, moi non (plus)

AESH et parents d’élèves en SH, deux entités faites pour s’entendre, oui mais non, pas forcément ! Ce qui vient n’est juste qu’une suite de témoignages in situ. C’est du vécu ! Chacun est libre d’apprécier ou non, mais si cela doit aider certains collègues AESH à se situer et certains parents à comprendre, le but sera atteint.

Il y a huit années j’ai découvert ce que pouvait être l’école de maintenant. J’y arrivais avec une expérience de toute sorte de milieu (ouvrier, administratif, financier, etc.). En revanche je redécouvrais un milieu quitté il y a plus d’un tiers de siècle (à vos calculettes). Le pôle emploi m’avait proposé cela et j’y allais par pure curiosité. Ma sélection a été ultra-rapide. En cinq minutes à peine.

« Vous êtes sportif ? Vous ferez l’affaire ! » me dit la proviseure.

Du sport il y en eut, mais pas celui qui vous fait transpirer en ahanant sur des chemins pentus.

Quel genre d’élève allais-je devoir aider ?

Un « dys » tout. Il a 16 ans, il est en quatrième, il est plutôt sympathique, il s’appelle W.

W. est un grand escogriffe, plutôt souriant, réservé, mais la première surprise c’est de devoir commencer un binôme à mi-mars d’une année scolaire. Je m’enquiers du profil de l’élève auprès des trois ou quatre professeurs avec lesquels je vais travailler.  « Cas difficile, voire insoluble », « ne fait rien ou pas grand chose », « bon courage » sont les quelques appréciations que je glane ici ou là. Nous verrons bien.

Je passe une semaine avec lui et j’apprends un peu à le connaître. Ce jeune homme d’apparence « normale » est d’un niveau scolaire proche de zéro. A la vérité, il ne sait rien faire et on se demande comment il est possible qu’un élève soit aussi faible dans toutes les matières, d’autant qu’il lit parfaitement bien. C’est pourtant la lueur d’espoir à laquelle je veux m’accrocher. Autre lueur, la rencontre avec les parents. Une première fois dans le bureau de la proviseure, et rapidement une seconde fois lors de l’ESS. Ce sont deux personnes qui semblent très concernées, très impliquées dans leur rôle de parents et finalement je suis plein d’espoir pour la suite.

La suite justement … prochainement.

 

 

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4 commentaires sur “AESH/Parents (1) : je t’aime, moi non (plus)

  1. Jusqu’à présent, j’ai toujours eu a m’occuper d’enfants dont les parents ne sont pas très intéressés par la présence d’une AVS pour leur enfant. Cela m’est arrivée une seule fois et j’ai trouvé ça sympa que la maman vienne me voir pour me parler de son fils, m’aider à mieux le connaitre etc.

    Aimé par 1 personne

    • Ca ce n’est pas étonnant. Certains ne font cela que pour toucher la prime mensuelle. Pour le reste, vous êtes à leur service, et d’ailleurs toute l’éducation nationale est à leur service. On verra cela plus tard, j’ai en stock un bon nombre d’épisodes.

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