AESH/Parents (2) : Je t’aime, moi non (plus).

La réunion ESS (je ne sais toujours pas ce que cela veut dire, les sigles me donnent des boutons).

C’était ma première. Totalement surréaliste ! Présents ce jour-là : trois pros (dont deux orthophonistes), le professeur référant, le professeur principal, la proviseure, les deux parents et moi. On s’est serrés ! J’avoue que tout cela est assez impressionnant, quand on ne connaît pas. Mais on est plein d’espoirs parce qu’on est censé y apprendre une multitude de choses sur l’élève, en tout cas moi j’en attendais beaucoup, parce qu’à ce stade… je ne comprenais rien.

Après quelques minutes de présentation, les pros exposent les progrès de l’adolescent. Ca c’est une constante des ESS : l’enfant progresse. On ne dit pas si c’est rapidement, lentement, sur quoi au juste il progresse et comment ça se mesure, mais il progresse. Ca vous met la pression. Pourvu qu’il progresse également avec moi, se dit-on, tout seul dans son coin (l’AVS est souvent dans un coin, parfois carrément au coin).

Comme se sont des pros, et que nous ne sommes pas orthophonistes ou psychologue, on ne comprend pas tout. Mais qu’on se rassure, plus on croise ce genre de professionnels, plus on progresse nous aussi. Mais là, j’étais au point zéro, n’ayant pas fait d’études ni d’orthophonie, ni de psychologie. J’ai ramé.

Après vingt minutes d’aviron avec les pros en progrès, heu non… c’est l’enfant qui progresse, voici venir le tour du professeur principal.

Comment va-t-il présenter la chose, alors qu’en aparté, il vous a dit que ce garçon ben … il ne faisait rien (pour faire soft). Et bien il faut croire que la langue de bois n’est pas qu’une spécialité de nos chers hommes politiques, certains professeurs la manient très bien. « Certains » pouvant tendre vers « presque tous », « en quasi totalité », en fait « absolument tous ».

W. est attentif (en effet il prend super bien les corrections), il est assidu (jamais une absence, il est là tous les jours) et avec l’arrivée de D. (D., c’est moi, suivez un peu s’il vous plait) qu’on attendait avec impatience (sacrée langue de bois, mais on rougit quand même), tout devrait aller encore mieux, si cela est possible.

A la vérité, W. a une qualité énorme pour un professeur, il est totalement absent. Traduire : il ne fait rien (que prendre les corrections). Mais, attention, il le fait sans bruit. Une vraie carpe, mais la bouche fermée et sans les clapotis. D’où un avis favorable pour qu’il reste, probablement parce qu’il fait baisser le niveau sonore général quand vient l’heure des livres et sacs volants, les cris de guenon et les chants de rossignol par tout temps. Les professeurs adorent qu’on les écoute (c’est même comme cela qu’on les reconnaît), et W. écoute, enfin on peut penser qu’il écoute, c’est ce qui importe.

Bon, pour l’instant, entre jargon progressif et langue de bois en progrès, j’avoue que je reste un peu sur ma faim. Pas grand chose à moudre. Heureusement, arrive le tour des parents.

Envoyez la pub, on fera les parents une autre fois.

 

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