Les syndicats font front contre le ministre Blanquer craignant une année scolaire organisée à la va-vite.

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, entend mener au pas de charge la mise en route du programme d’Emmanuel Macron pour l’École, provoquant une fronde des syndicats qui craignent une année scolaire organisée à la va-vite.

Jean-Michel Blanquer a présenté jeudi au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) une série de décrets visant à mettre en place plusieurs mesures dès la rentrée de septembre prochain.

« Nous ne comprenons pas cette urgence. Il est question de défaire ce qui vient d’être fait », déplore Liliana Moyano, présidente de la FCPE. La représentante des parents d’élèves siège au CSE, qui est une instance uniquement consultative, et compte ne pas voter les décrets du ministre. Au centre de l’opposition, le calendrier imposé par Jean-Michel Blanquer, alors que la rentrée 2017-2018 a été organisée par l’ancienne équipe gouvernementale.

« Encore une fois, les enfants, les parents, les enseignants, les agents territoriaux, les élus locaux vont être victimes de choix politiques pris à la va-vite sans négociations », regrette la CGT des Services publics, dans un communiqué.

Semaine de 4,5 jours en primaire

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Éducation. Les syndicats font front contre le ministre Blanquer
Modifié le 08/06/2017 à 18:01 | Publié le 08/06/2017 à 18:01
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Des syndicats craignent que l’année scolaire soit organisée à la va-vite et font front contre le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Des syndicats craignent que l’année scolaire soit organisée à la va-vite et font front contre le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. | AFP
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Le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, entend mener au pas de charge la mise en route du programme d’Emmanuel Macron pour l’École, provoquant une fronde des syndicats qui craignent une année scolaire organisée à la va-vite.

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Jean-Michel Blanquer a présenté jeudi au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) une série de décrets visant à mettre en place plusieurs mesures dès la rentrée de septembre prochain.

« Nous ne comprenons pas cette urgence. Il est question de défaire ce qui vient d’être fait », déplore Liliana Moyano, présidente de la FCPE. La représentante des parents d’élèves siège au CSE, qui est une instance uniquement consultative, et compte ne pas voter les décrets du ministre. Au centre de l’opposition, le calendrier imposé par Jean-Michel Blanquer, alors que la rentrée 2017-2018 a été organisée par l’ancienne équipe gouvernementale.

« Encore une fois, les enfants, les parents, les enseignants, les agents territoriaux, les élus locaux vont être victimes de choix politiques pris à la va-vite sans négociations », regrette la CGT des Services publics, dans un communiqué.

Semaine de 4,5 jours en primaire

Le programme d’Emmanuel Macron prévoit notamment d’autoriser les communes à choisir si elles le souhaitent de continuer d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, qui a instauré une semaine de 4,5 jours en primaire.

Plusieurs communes, comme Nice, ont déjà annoncé qu’elles reviendraient sur cette réforme emblématique du quinquennat de François Hollande, entrée en vigueur dans le douleur.

Le SNUipp-FSU, principal syndicat des professeurs des écoles et opposé à la semaine de 4,5 jours, a annoncé qu’il allait voter le décret sur les rythmes scolaires, mais précise que ce vote « ne constitue nullement un blanc-seing à la politique éducative du gouvernement ».

« Désengagement de l’État »

« Le SNUipp-FSU n’est pas dupe d’un décret pressé par le calendrier électoral. Il se préoccupe de cette précipitation qui impose aux écoles, aux familles et aux collectivités locales des modifications importantes de la semaine scolaire à trois mois de la rentrée scolaire » , déplore le syndicat dans un communiqué.

« Ce décret orchestre également un désengagement de l’État dans le domaine du périscolaire sans se préoccuper de la situation de l’emploi de milliers de personnels territoriaux. »

Hasard du calendrier, le Sénat a publié mercredi un rapport sur les rythmes scolaires qui recommande de ne pas revenir sur la semaine de 4,5 jours et invite à « en finir avec les réformes incessantes, mal préparées et mises en œuvre dans la précipitation, sans expérimentation ni concertation préalable ».

Des stages pour les enfants qui arrivent au collège dès cet été

En plus de revenir sur les rythmes scolaires, Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi vouloir lancer dès cet été des stages pour les enfants arrivant au collège ainsi que la possibilité pour les collégiens de faire leurs devoirs à l’école après les heures de cours.

« On aura recours à des professeurs volontaires payés en heures supplémentaires et à des assistants d’éducation (NDLR : les surveillants) dont le statut évoluera pour qu’ils deviennent de véritables assistants pédagogiques », a-t-il précisé dans le Parisien.

Le ministre de l’Éducation compte aussi créer dès cette année environ 2 000 classes de CP de seulement 12 élèves dans les zones REP+, tout en assurant que « le taux d’encadrement des autres classes ne sera pas dégradé ».

« Occasion manquée »

Si les syndicats reconnaissent que cette mesure va dans le bon sens, l’agenda du ministre « déstabilise », dit la présidente de la FCPE. « On n’a pas pris le temps de mettre en place les préparatifs pour que ces dispositifs soient mis en place avec succès », conclut-elle.

De son côté, la CFDT parle de cette rencontre avec le ministre comme d’une « occasion manquée » de « poser les bases de la confiance partagée ».

« Les textes d’aujourd’hui sont présentés sans aucun dialogue social préalable et dans la précipitation. (…) Ces annonces tombent de plus en fin de période de préparation de rentrée », regrette le syndicat, dans un communiqué, invoquant « une mise sous tension extrêmement forte de l’encadrement pédagogique et des services déconcentrés ».

http://www.ouest-france.fr/education/education-les-syndicats-font-front-contre-le-ministre-blanquer-5048396

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Un commentaire

  1. Bon ça va, nous on n’est pas touchés (pas cités dans la liste du début). C’est bon d’être totalement invisible la plupart du temps.

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