La vie rêvée d’un(e) AESH ce serait …

Emilie accompagne Nathan, un élève multi-dys en classe de 4ème, en collège ordinaire. Après avoir été son auxiliaire de vie scolaire ( AVS ) elle est aujourd’hui son AESH ( Accompagnant d’Elèves en Situation de Handicap).
Emilie a connu la galère des contrats aidés, des CDD à temps partiel. A force de mobilisations des divers collectifs, les AESH ne sont plus recruté(e)s en contrats précaires. Emilie a obtenu un contrat à temps plein, les AESH sont désormais titularisées, enfin une reconnaissance de leur métier ! Des formations adaptées sont désormais proposée aux AESH en fonction de l’élève accompagné.
Les difficultés de Nathan se résument ainsi: une dyspraxie, une dysgraphie, une dysorthographie qui exigent d’être accompagné par un scripte pour la prise de notes des cours et la lors des évaluations.
Dès le début de son accompagnement, tous les acteurs de l’équipe éducative ont utilisé les outils dont ils disposaient pour que l’inclusion scolaire de Nathan soit une réussite. L’équipe de direction n’a pas oublié de présenter Emilie à l’ensemble des enseignants de l’établissement. Ces derniers échangent avec elle pour mettre en place les aménagements nécessaires en classe. Ils s’intéressent à la situation parfois inédite dans leur classe, et prennent le temps pour échanger régulièrement avec Emilie au sujet de Nathan.
Des réunions ESS ( Equipe de Suivi et de Scolarisation) menées avec sérieux, lors desquelles on prend soin de convier Emilie. Tous les membres de l’équipe éducative et les professionnels de santé ont toujours insisté sur le fait que la présence de l’AESH est indispensable lors des ESS. C’est Emilie qui est au quotidien auprès de Nathan en classe. Elle détient alors un temps de parole au cours duquel elle fait part de ses remarques, des difficultés que rencontre Nathan dans certains cours.
Des échanges constructifs ont alors lieu, entre l’AESH ,les parents, le professeur principal, l’enseignante référente et les professionnels de santé qui font les ajustements qu’ils jugent nécessaires pour améliorer le PPS ( Projet Personnalisé de Scolarisation) de Nathan.
Emilie trouve sa place au sein du collège, elle a le sentiment de faire partie intégrante de l’équipe. Elle n’est pas un « élément rapporté » comme on lui faisait ressentir quand elle était en contrat aidé.
Désormais, elle peut aspirer à un quotidien plus serein, vivre avec un salaire digne finie la précarité qui pesait sur ses épaules. Elle ne craint plus le non renouvellement de son contrat, ou un changement de poste trop éloigné. Elle est davantage armée pour faire face aux difficultés de l’élève en situation de handicap qu’elle accompagne.

Ce récit est tellement éloigné de la réalité … La route est encore longue pour obtenir de telles avancées! Le monde idéal n’existe pas mais la réalité n’est pas figée, nous devons nous battre pour la reconnaissance de notre métier d’AESH, pour mettre fin à notre précarité, et permettre une inclusion scolaire réussie pour tous les enfants.

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5 commentaires sur “La vie rêvée d’un(e) AESH ce serait …

  1. Emilie est jolie, c’est Emilie Jolie. Les gens ont arrêté de se foutre sur la gueule pour des raisons cons du genre Allah est bien mieux que Jésus qui bat Bouddah par 3 à 0, ils ont arrêté de bouffer des steaks toute la journée, de tirer sur des piafs pour se calmer. Ils roulent en vélo et la marmotte à remplacer l’humain pour l’emballage du chocolat.

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