« Adieu monsieur le professeur …

… on ne vous oubliera jamais », rappellera quelque chose aux amateurs de variétés françaises, mais … nan  : les choses ont changé.

La souffrance du corps enseigné sourd, c’est dire si c’est une petite voix, au détour d’un couloir ou derrière le tilleul, à la récré. Le professeur, ou davantage la professeure, idéal serait un professeur … mort. Ou « dead » pour reprendre une terminologie largement plus répandue. En tout cas dans sa version banlieusarde ou des quartiers. La joie qui se répand – à l’annonce de cette bonne nouvelle – sur tous les visages d’ordinaire ordinaires de cette belle jeunesse ferait plaisir s’il ne s’agissait pas d’un décès, tout de même.

Du coup il convient de tenter d’inverser la tendance, et de ressusciter ce grand corps malade qu’est l’enseignant. En reformulant, pardi.

Certes on apprend à l’école « tout ce qui ne vous servira pas » (Jacques Brel), mais il faut tout de même relativiser.

Ecrire par exemple.

Ca ne sert plus à rien. On n’écrit plus, on tape ! Qui songerait à apprendre aux enfants à taper correctement sur un clavier ? Hein ? Personne !

Reformulons :

Ecrire est désormais un art qui peut encore (vaguement) servir, notamment pour payer ses impôts ou ses amendes. Avant la disparition programmée du chèque, mais nous occulterons cette remarque un peu subversive compte tenu de ce qui précède.

Connaître l’orthographe et la conjugaison

En voilà une perte de temps. Est-ce que « les Anges » ou « les Apprentis Aventuriers » (sacré Moundir sur W9, la chaîne TNT qui déchire le chien !) s’embarrassent la vie avec l’orthographe et la conjugaison ? Bah non.

Reformulons :

Certes, mais tout de même un peu d’orthographe ne peut pas nuire au moment de relire ce qu’on vient de taper à l’écran, et surtout de pouvoir vérifier si le correcteur orthographique de votre portable est bien fit !

Exemple

Je kif grave la meuf deux la télé, queue tu la connaît elle sa pelle Karine Ferry !

Voilà, zéro faute !

AESH, mes amies, de formidables perspectives s’ouvrent devant nous. Ne plus servir uniquement de béquille aux enfants en situation de handicap, mais d’étai à une profession qui  bat de l’aile ou qui traîne la patte, quand elle n’est pas à l’agonie.

Du même auteur :

« Allons les gars réveillez-vous, il va falloir (m’) en mettre un coup… »

 

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