Témoignage de Marion, 28 ans, auxiliaire de vie scolaire passionnée

Marion n’a pas choisi ce métier par hasard. Elle intervient au lycée Nature à Coutance (Manche) auprès de Léa, élève en vente de fleurs. Un engagement et une aide qui tire vers le haut cette jeune autiste.

Marion est auxiliaire de vie scolaire (AVS) au lycée Nature à Coutance (Manche). Un métier qui passionne cette jeune femme investie dans une fonction essentielle pour les élèves en situation de handicap scolarisés. Ce métier est né d’une volonté de l’État d’intégrer le handicap dans les écoles.

Atteinte d’autisme, Léa, sa jeune élève au lycée agricole, n’a d’yeux que pour elle. « Elle comprend tout, elle m’explique et m’aide à mieux comprendre un cours », indique l’adolescente de 16 ans, originaire de La Haye-du-Puits.
Marion est originaire de Belval et âgée de 28 ans. Après son cursus au lycée Lebrun, elle a choisi de s’orienter dans le secteur de la petite enfance et obtenu son CAP. Elle a travaillé en école maternelle à Belval. « J’ai toujours voulu travailler avec les enfants, à 11 ans j’étais déjà baby-sitter. Puis une opportunité s’est présentée. Un nouveau métier : AVS. J’ai postulé dans le cadre d’un contrat aidé et me voici au lycée Nature, avec Léa, en section vente de fleurs. »

« Voir les élèves progresser »
Nommée à la rentrée, Marion s’est installée dans la classe auprès de Léa, heureuse d’avoir ce soutien. La lycéenne souffre du syndrome d’Asperger. Cette forme d’autisme, sans déficience intellectuelle ni retard de langage, affecte essentiellement la manière dons les personnes communiquent et interagissent avec les autres. Léa a donc besoin d’être guidée dans ses relations sociales.
« J’écris ses cours et lui réexplique, précise l’AVS. Les profs n’avaient pas l’habitude d’avoir un adulte en face d’eux, maintenant c’est super, on travaille bien. » Avec 680 € de salaire pour une intervention de 25 heures par semaine, lors des cours, Marion ne se plaint pas. « Je ne fais pas ce métier pour l’argent mais pour le plaisir de voir ces jeunes élèves évoluer, progresser et accepter la classe. »

« Le travail est celui d’une équipe, l’élève, l’enseignant, l’AVS, précise le proviseur-adjoint au lycée nature qui supervise l’action des AVS. Nous avons cinq AVS au sein de l’établissement et le rythme est bien pris. Nous avons commencé avec notre premier auxiliaire, il y a quatre ans. » L’équipe pédagogique s’est approprié ce nouveau métier dans la classe, les autres élèves sont ravis, le courant passe bien.

En plus de son activité, Marion est coordinatrice Temps activité périscolaire (TAP) à l’école de Belval pour compléter son temps de travail. Son contrat de deux ans peut être reconductible dans certaines conditions. Le changement d’AVS peut parfois provoquer l’incompréhension des familles. Quoi qu’il en soit, une belle complicité est en train de se nouer entre Marion et Léa.

« Ça me rassure d’avoir Marion près de moi, j’ai déjà eu une autre AVS, ici le lycée c’est grand », indique Léa qui veut devenir fleuriste. Elle sait dire avec des fleurs ce qu’elle a sur le coeur !

http://jactiv.ouest-france.fr/job-formation/decouvrir-metier/marion-28-ans-auxiliaire-vie-scolaire-passionnee-67759

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2 commentaires sur “Témoignage de Marion, 28 ans, auxiliaire de vie scolaire passionnée

  1. Beaucoup (trop) de bruit autour de cet article. Mal lu, mal compris, mal interprété. Nous sommes heureux pour l’accompagnant et l’accompagné, déçu par ce genre d’article de journaliste à la botte. Tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est vrai pour quelques unes, c’est faux pour la plupart. Nous nous battons pour celles qui ne vont pas bien, les autres … on s’en fout !

    Aimé par 1 personne

  2. j’ai pu également repérer l’article correspondant à ce témoignage, dans le ouest france, puis avais été voir la vidéo correspondante, sur le site de ouest france.
    personnellement, je n’ai jamais eu trop à me plaindre de ma situation en tant qu’avs, mais je ne suis pas le seul à pratiquer cette « fonction » (puisque ce que nous faisons est une fonction, et non un métier comme j’ai déjà pu l’entendre dire), et je dois avouer que le positivisme autour de ce témoignage m’a tout de même déranger (puisqu’il ne semble pas y avoir quoique ce soit de négatif dans notre « fonction, d’après ce témoignage…)
    je n’est rien contre marion ,ni contre ce qu’elle fait, mais je ne m’y reconnait pas, et n’y reconnait pas la situation de la grande majorité de mes collègues
    j’espère juste que l’ensemble des lecteurs de ce témoignage ne sont pas tombé dans le panneau!!!
    en souhaitant toujours que notre situation s’améliore!
    nicolas, aesh dans le 44

    Aimé par 1 personne

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