Toulouse : les auxiliaires de vie scolaire (AVS) mécontents de leur statut, reçus au Rectorat

Elles se qualifient de travailleurs pauvres de l’Education nationale, les assistantes de vie scolaire ont obtenu la signature de contrats à durée indéterminée (CDI) mais les conditions sont telles qu’elles dénoncent une précarisation institutionnalisée.

Une délégation d’Auxiliairels de Vie Scolaire (AVS), menée par la CGT, a été reçue au Rectorat ce mercredi 4 juillet. Objectif de ces accompagnants d’élèves handicapés : plaider pour une revalorisation de leurs salaires et la reconnaissance de leurs compétences.

Ce mercredi 4 juillet, une délégation de cinq d’entre elles, menée par Corinne Vaulot, déléguée CGT-Education, a été reçue au Rectorat de Toulouse. Enjeu : faire reconnaître leurs compétences et leur travail.

Temps partiel imposé

Claudine a fait partie de cette délégation. Elle est AVS depuis 9 ans. Mais elle doit recommencer à zéro pour espérer être titularisée dans 6 ans car son employeur était, jusque-là, une mairie. Or l’Education nationale ne reconnaît pas son ancienneté dans la profession.

Cette AVS touche actuellement 730€ net pour un temps partiel imposé de 24 heures qui n’inclut que la présence en classe aux côtés de l’élève de lycée qu’elle assiste. Le temps de préparation des cours avec des supports adaptés n’est pas compté, la relecture des notes avec l’élève tout comme les multiples concertations avec les parents non plus.

Manque de reconnaissance

Amélie, elle, est venue signer son CDI au Rectorat ce même mercredi. Elle vient de Montréjeau. Après 6 années de CDD comme AVS, cette titulaire d’un DEUG de psychologie est prête à partir pour la Suisse pour exercer le même métier.

« La différence, c’est que là-bas, c’est un métier reconnu, rémunéré 3.000 à 3.500 euros par mois. Je continue car j’aime passionnément ce travail, avoue-t-elle, mais je suis triste ».

Un « job » pourtant extraordinaire

« En France, c’est un « job »… on s’occupe d’enfants autistes, tétraplégiques, de jeunes qui sont dyspraxiques. Ils ont besoin de nous mais on n’a aucune reconnaissance alors qu’on pourrait en faire un métier extraordinaire ! »

90% des postes d’AVS sont occupés par des femmes d’après la CGT… Une preuve, s’il en était besoin, de la paupérisation que subissent les femmes dans le monde du travail.

lhttps://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/toulouse-assistantes-vie-scolaire-avs-mecontentes-leur-statut-1506659.html

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2 commentaires

  1. 3000 à 3500 € par mois en Suisse ne m’étonne j’ai habité en Franche-Comté
    A la frontière la quasi totalité des
    français travaillent en Suisse des salaires avoisinant 3000 € pour des postes d’ouvrier ou employé
    on n’est pas dans le même monde

    Aimé par 1 personne

    • Ma ferme conviction est que le handicap en France est méprisé! Sinon on considérerait dans l’excellence l’AESH lui dire merci en la payant avec un salaire digne de cette profession! J’en appelle à un salaire plus conséquent et reconnaissant, nous aimons ce que nous faisons, et quand votre entourage vous dit « change de métier, « trouve-toi un travail où tu gagnes mieux ta vie! » réponse « non non j’adore ce que je fais! ».

      Si on décide de ne pas travailler une journée, nos chers élèves seraient bien embêtés, et je ne vous parle pas des enseignants! Mais bon, il faut nous faire entendre: un amour durable, salaire misérable!!

      Salutations aeshales!

      Aimé par 1 personne

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