AESH: Dans l’enfer de la rentrée

« C’est de pire en pire. Je crois que cette année,nous avons atteint le summum de la non considération.C’est du grand n’importe quoi, on avait jamais vu ça. Ce n’est plus vivable.» se désole Lucie, AESH en poste depuis trois ans.

Un véritable enfer cette rentrée pour une grande partie des accompagnants d’élèves en situation de handicap. A juste titre. De nombreux AESH n’ont toujours pas signé leur contrat d’autres n’ont pas reçu leur affectation, certains ni l’un ni l’autre!

Les services de gestion sont débordés et incapables de rattraper leur retard. Les mails restent sans réponse, les téléphones sonnent dans le vide. Aucune information. Seulement du bricolage. Des AESH qui ne savent pas dans quel(s) établissement(s) aller ni quel(s) élève(s) ils auront à accompagner. Des élève(s) ayant une notification qui attendent leur AESH. La situation est ubuesque. Surréaliste.

Sans oublier que le développement des PIAL «Pôles inclusifs d’accompagnement localisé» ne fait qu’aggraver les conditions de travail des AESH. En étant affectés non plus à des élèves mais à plusieurs établissements, les accompagnants peuvent être amenés à se déplacer dans diverses écoles dans la même journée. Une logique quantitative et non qualitative, désormais les AESH, mutualisés, peuvent accompagner 4 voire 5 élèves.

Résultat: non respect des notifications ni des besoins réels des élèves. Des accompagnants que l’ont peut déplacer d’un jour à l’autre d’école en école, comme de vulgaires pions.

La maman de Lucas témoigne: « L’AESH de mon fils est partie car elle a reçu son nouveau contrat et est affectée dans une autre école du jour au lendemain. C’est catastrophique pour mon fils.  » Derrière la gestion déplorable des contrats AESH par l’Education Nationale, il y a des élèves en situation de handicap et des familles en souffrance.

Cerise sur le gâteau, M.Blanquer, Ministre de l’Education Nationale se réjouit, dans chacune de ses interventions, d’offrir des contrats stables aux AESH, professionnalisation et reconnaissance.

L argument du passage en CDI, qui fait croire que, une fois ce dernier atteint, les AESH ne sont plus précaires ne tient pas non plus. Même pauvreté, aucune reconnaissance de la valeur professionnelle, pas d évolution ni perspectives d avenir dans la fonction. Même en CDI la misère est la même.

N’est-ce pas plutôt un profond mépris qu’i exprime envers les personnels AESH à travers sa campagne de communication sur l’école inclusive?

Plus d’enfants à accompagner, sans augmentation de quotité horaire ni revalorisation salariale. Non respect des notifications ni respect des besoins réels des élèves.

Voilà la réalité du terrain. Stop aux mensonges

«Un vrai service public de l’école inclusive»? Fake news!

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