AESH sous pression?

Subir ou parler, les AESH ont choisi. Maltraités depuis toujours, et encore plus depuis cette rentrée, les accompagnants scolaires sont très mobilisés pour dénoncerleurs conditions de travail catastrophiques depuis le nouveau mode de gestion de leurs contrats et la mise en place des dispositifs PIAL.

Trop de souffrance, trop de colère ont poussé des milliers d’AESH à être dans la rue, le 10 octobre, et le mercredi 20 novembre lors de leur journée de mobilisation nationale pour la défense de leur métier avec des salaires décents pour enfin vivre dignement, et la préservation d’ un accompagnement des élèves en situation de handicap bienveillant et respectueux de leurs besoins.

La création d’un vrai métier statutaire au sein de l’Education Nationale de catégorie B. Cette même Institution qui n’a de cesse de leur faire subir toutes sortes d’humiliations depuis des années, mais cette rentrée a été la plus violente, tous les personnels en poste depuis plusieurs années en témoignent.

Témoigner justement, dénoncer, voilà le parti pris des AESH qui mènent sans relâche une campagne de médiatisation de leurs conditions de travail inacceptables. Sensibiliser le grand public et les politiques qui ignorent souvent à quel point ces personnels sont maintenus dans une précarité soigneusement dissimulée ou maquillée par l’Education Nationale.

L’inclusion scolaire devait être une priorité du quinquennat. Qu’en est-il des promesses électorales faites en 2017 par le Président de la République lui-même? Les AESH, restent des sous personnels précarisés, méprisés par l’Institution, qui restent pour leur très grande majorité sous le seuil de pauvreté à vie.

Les AESH parleraient-ils trop? Récemment, certains d’entre eux ont été convoqués pour un «rappel à l’ordre à l’obligation de réserve en tant qu’agent du service public» Cette convocation ne ressemblerait-elle pas étrangement à une tentative de muselage de ces personnels devenant trop dérangeants? Vécue comme une ultime humiliation par ces AESH qui n’auraient fait qu’exprimer les faits et leur souffrance sur les réseaux sociaux envers une Institution qui depuis la rentrée ne les paie pas ou seulement des miettes, n’envoie pas les contrats ou des contrats érronés , ne parvient pas à mettre en application le nouveau mode de fonctionnement de gestion prévu par la nouvelle circulaire officielleparue le 5 juin 2019.

Des dysfonctionnements administratifs qui entraînent des situations de détresse intolérables pour des milliers d’accompagnants, partout en France. Car cette cacophonie est devenue la norme dans tous les départements, où toutes les DSDEN se contentent de bidouillages afin de parvenir à dissimuler une inclusion scolaire au rabais, avec une mutualisation à outrance et des élèves en situation de handicap victimes d’un système assoiffé d’économies puisqu’on ne donne plus les moyens aux AESH de les accompagner correctement. Beaucoup démissionnent, ne supportant plus ce mépris et en incapacité financière de continuer leur mission. Pourtant un métier qu’ils aiment, pour lequel ils s’investissent souvent depuis des années.

Telle est la réalité du terrain dénoncée par les AESH depuis la rentrée, n’en déplaise à l’Institution qui multiplie les tentatives de muselage et d’intimidation pour les faire taire.

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