Dis moi qui tu es…

Tu pourrais rendre service au moins….

Je suis AESH dans un collège. J’accompagne trois élèves et avec eux cela se passe plutôt bien, je passe sur :

  • le handicap du plus jeune que l’on n’a pas jugé utile de me transmettre,
  • des profs qui me demandent de faire les photocopies parce qu’ils n’ont pas eu le temps
  • l’invisibilité que j’ai quand on « oublie » de me dire bonjour, au revoir, s’il te plait, merci, qu’on me passe devant à la cantine parce que « on a faim nous tu comprends »…
  • les heures à prévoir des adaptation parce que certains profs « n’ont pas le temps »

La liste pourrait être bien plus longue, mais passons, disons que j’accepte de donner des coups de main assez facilement, dans la mesure où il n’y a pas trop d’abus. Sauf que des abus il y en a eu en fin d’année, avec les Portes Ouvertes, les différentes sorties, le théâtre… et là on me reproche de ne pas m’être inscrite pour aider lors de l’organisation de la représentation théâtrale de fin d’année. Représentation qui a lieu en soirée, jusqu’aux environs de 23 h. Cette année j’ai décidé de venir voir les élèves de la salle et non des coulisses (où au demeurant on ne voit rien).

Ce qui m’énerve le plus, c’est que sur l’ensemble des adultes de l’établissement présents dans la salle, c’est à moi qu’on reproche un manque d’investissement…. L’an prochain je vais peut-être plutôt décider de rester chez moi, ou d’aller au cinéma ce soir là… Ou je vais carrément arrêter de rendre service.

 

Angèle AESH

Action sociale en faveur des personnels

L’action sociale en faveur des personnels s’inscrit pleinement dans le cadre de la politique de l’employeur. Sa mise en oeuvre tient compte des particularités académiques. Elle est évaluée au niveau académique et au niveau national.

Les prestations d’action sociale sont des prestations à caractère facultatif, versées dans la limite des crédits disponibles. Elles ne peuvent donner lieu à un rappel.

– La date limite de dépôt des dossiers est une date impérative : TOUT DOSSIER PARVENU INCOMPLET AU RECTORAT APRES LA DATE LIMITE INDIQUÉE NE SERA PAS PRIS EN COMPTE

SONT BÉNÉFICIAIRES DE L’ACTION SOCIALE 

LES PERSONNELS relevant du ministère de l’Éducation nationale (enseignement public, enseignement privé sous contrat)

Droits ouverts à l’ensemble des prestations
(Prestations interministérielles (PIM), Action Sociale d’Initiative Académique (ASIA) ainsi que les secours) :

– les agents stagiaires et titulaires en activité, rémunérés sur le budget de l’Education nationale
– les enseignants des établissements privés sous contrat
– les retraités de l’enseignement public domiciliés dans l’académie
– les retraités de l’enseignement supérieur radiés des cadres avant l’intégration de leur établissement à l’Université de Lorraine et domiciliés dans l’académie
(Intégration à l’U.L: Nancy I: janvier 2009 / Université de Metz: janvier 2010 / INPL: janvier 2010 / Nancy II: janvier 2011 / ENSAM: janvier 2015 / ENIM: janvier 2016)
– les travailleurs handicapés ayant conclu un contrat de douze mois (bénéficiaires de l’obligation emploi)
– les agents recrutés au titre du PACTE
– les agents contractuels ayant un contrat d’une durée initiale égale ou supérieure à 10 mois
les assistants d’éducation ayant une mission individuelle (AESH et AVS-I), recrutés par les services déconcentrés (rectorats et DSDEN) et payés sur le budget de l’État.

N.B *: Les ASIA et les secours sont également accessibles aux agents contractuels ayant un contrat de droit public, d’une durée initiale égale ou supérieure à 6 mois et rémunérés sur le budget de l’État et aux assistants d’éducation (AED et AVS-co).
* Les apprentis fonction publique bénéficient des prestations suivantes :
– Prestations Interministérielles « restauration », « aide aux enfants handicapés », « aide aux séjours d’enfants » à l’exclusion des séjours en centre de vacances avec hébergement ;
– Actions Sociales d’Initiative Académique, à l’exclusion des dispositifs CIV et « aide au logement » ;
– Secours et prêts.

En l’état actuel de la réglementation, ne sont pas bénéficiaires : les personnels recrutés en contrats aidés. Les personnels dont le contrat initial est d’une durée inférieure à 6 mois, même s’ils bénéficient d’un renouvellement de contrat en cours d’année sans période interruptive ; il en est de même pour les agents vacataires.

Mode de calcul du quotient familial (QF)

Revenu brut global de l’année N-2 divisé par le nombre de parts fiscales. (Renseignements figurant sur le dernier avis d’imposition) : pour 2017, revenus de 2015 figurant sur l’avis d’imposition reçu en 2016.
En cas de changement de situation familiale en cours d’année, les conditions de ressources peuvent être revues.

QF inférieur ou égal à 14 000 euros (revenus 2015) pour les prestations académiques (sauf aide aux vacances des retraités, aide au logement et CIV) ;
QF inférieur ou égal à 12 400 euros (revenus 2015) pour les prestations interministérielles soumises à condition de ressources. *

http://www.ac-nancy-metz.fr/action-sociale-a-destination-des-personnels-32025.kjsp

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CUI-CAE : victoire au conseil des Prud’hommes de Saintes!

Enfin !!!!!

AVS en CUI/CAE : la justice a été rendue en Charente-Maritime !

L’administration reconnaît ses torts, cependant le combat doit être mené académie par académie.

Plusieurs AVS (en CAE, Contrat d’Accès à l’Emploi, et CUI, Contrat Unique d’Insertion) ont courageusement mené la lutte. Accompagné-es par SUD éducation 17, ils/elles ont obtenu satisfaction au conseil des Prud’hommes mardi 6 juin à Saintes.

Embauché-es avec des contrats de 20 heures hebdomadaires, les salarié-es étaient contraint-es d’en effectuer 24 minimum.
Embauché-es avec des contrats prévoyant des formations qualifiantes, ils/elles n’ont jamais bénéficié que de journées d’informations.

Le conseil de prud’hommes a jugé que les lycées mis en cause n’ont respecté ni les conditions de mise en place des CUI/CAE, ni les règles concernant la modulation, ni l’obligation contractuelle essentielle de formation et d’accompagnement dans l’emploi. En conséquence, les contrats CUI/CAE ont tous été requalifiés en CDI.

Nous en déduisons alors, que :

  • l’annualisation du temps de travail au motif de vacances scolaires est une pratique illégale pour ce type de contrats ;
  • l’information en guise de formation est insuffisante pour favoriser l’insertion des personnels. Il sera rappelé que cette obligation de formation est une obligation essentielle à la charge de l’employeur, pour laquelle il reçoit d’ailleurs une aide de l’État !

Les demandeur-es ont obtenu :

  • un rattrapage financier des heures complémentaires effectuées sur les trois dernières années ;
  • le paiement des indemnités liées à la requalification de leur contrat de travail en CDI et de ses conséquences en cas de rupture, considérée alors comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Continuons la lutte pour toutes et tous afin que vos droits soient enfin reconnus et respectés!

Deux réunions d’information et de préparation de dossiers sont prévues:

Lundi 26 juin à Saintes et Mardi 27 juin à La Rochelle.

Nous invitons toute personne concernée à nous contacter :

contact: sudeducation17@orange.fr

tél: 07 81 20 71 90 / 06 30 01 41 41 / 06 78 41 01 05 / 06 63 80 13 21

L’Éducation Nationale peut faire appel de cette décision. Comment l’imaginer ?

Oserait-elle affirmer qu’elle dispose du droit d’abuser de sa position dominante dans un contexte économique défavorable aux demandeurs d’emploi ?

Oserait-elle de nouveau proposer de rémunérer 20 heures de travail en lieu des 24 et plus effectuées ?

Cela voudrait dire que, non contente d’avoir été reconnue coupable de nombreux manquements et abus quant à ces contrats par la juridiction compétente, l’administration persiste et signe dans le fait que les personnes qui en bénéficient doivent continuer à travailler plus pour gagner moins (24h… voire plus, payées 20h!).

En outre, cet appel voudrait dire qu’elle estime qu’un réel accompagnement dans l’insertion professionnelle a été fait, ce qui n’est absolument pas le cas. D’où la requalification en CDI. Par suite, la mise en fin de contrat a été reconnue comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse, condamnant l’Administration à verser les indemnités correspondantes.

Même si on ne peut que se réjouir de cette victoire,Sud éducation 17 considère qu’elle n’est qu’une étape.

En effet, il faut mettre fin à l’exploitation inacceptable de ces personnels précaires.

SUD éducation lutte contre la précarité en revendiquant la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de toutes et tous les précaires, avec une véritable formation et des droits alignés sur ceux des titulaires.

 

AESH/AVS pourquoi est-ce si long pour savoir si on sera renouvelé ?

« C’est la période où chacun d’entre nous attend de savoir si son contrat sera renouvelé, et quand on est en CDI, où on sera affecté…

On se demande pourquoi c’est si long avant de savoir ? Pourquoi parfois on ne sait que la veille de la rentrée ? »

Qu’est-ce qu’un AVS ?

L’auxiliaire de vie scolaire (AVS) est une personne qui reste aux côtés de votre enfant en classe, afin de lui apporter une aide personnalisée.
Une circulaire parue en juillet 2014 change l’appellation des AVS en AESH (Accompagnant de l’Elève en Situation de Handicap). On parle toutefois encore couramment d’AVS.
L’AVS peut être présent sur tout le temps scolaire de l’enfant, ou sur une partie de ce temps.

Il existe plusieurs types d’AVS :

  • les AVS individuels (AVS-i), affectés à un enfant à temps plein ou partiel (dans ce cas, l’AVS peut travailler auprès de plusieurs enfants sur des temps scolaires différents). Le nombre d’heures d’accompagnement individuel est spécifié par la MDPH.
  • les AVS mutualisés (AVS-m), affectés à plusieurs enfants. C’est l’école qui s’organise pour le temps de présence de l’AVS auprès de chaque enfant, la MDPH ne spécifiant pas le nombre d’heures de chacun.
  • les AVS collectifs (AVS-co) : présents dans les classes spécialisées (CLIS, ULIS)

Comment faire la demande ?

Une section du dossier MDPH est consacrée à la demande d’AVS, mais il faut savoir que cette demande ne sera généralement pas traitée s’il n’y a pas eu une réunion à l’école, et une demande conjointe des parents et de l’équipe enseignante.

Pour une première demande d’AVS, la procédure est la suivante, que l’enfant soit déjà scolarisé ou non : les parents doivent demander au directeur de l’école d’organiser une réunion équipe éducative , largement en amont de la rentrée scolaire.

En effet, afin de laisser à la MDPH puis au rectorat le temps de traiter la demande d’AVS, la réunion doit avoir lieu le plus tôt possible pour une première demande, de préférence autour du mois de février pour la rentrée de septembre, au plus tard en avril-mai (sachant que mai peut déjà être trop tard pour avoir un AVS en septembre). Une telle réunion est possible avant même une première scolarisation : cf. article 1.2 5 de la circulaire du 17 août 2006.

Pour un enfant qui a déjà un AVS, la demande de renouvellement se fera lors de la réunion ESS (Equipe de Suivi de Scolarisation), organisée au minimum une fois par an et pilotée par l’enseignant référent.

Comment se déroule la réunion équipe éducative (ou équipe de suivi de scolarisation) ?

Réunion équipe éducative : pour une première demande d’aménagement de la scolarité (par exemple une première demande d’AVS)

participants : les parents de l’enfant, le directeur de l’école ou chef d’établissement, les professionnels extérieurs qui suivent l’enfant (professionnels en libéral, ou en SESSAD, IME, CMP, etc), éventuellement le futur enseignant de l’enfant, une personne de la crèche ou autre, le psychologue scolaire, le médecin scolaire, l’assistante sociale. Les parents peuvent être accompagnés par un parent d’élève de l’école.

document rempli : GEVA-Sco première demande

Réunion ESS (Equipe de Suivi de Scolarisation) : pour un renouvellement (enfant bénéficiant déjà d’une reconnaissance de handicap avec scolarité aménagée)

participants : les parents de l’enfant, l’enseignant référent, le directeur de l’école ou chef d’établissement, l’enseignant de l’enfant (ou le professeur principal au collège et au lycée), l’AVS de l’enfant, les professionnels extérieurs qui suivent l’enfant (professionnels en libéral, ou en SESSAD, IME, CMP, etc), éventuellement la psychologue scolaire, le médecin scolaire, l’assistante sociale. Les parents peuvent être accompagnés, en plus des pros qui suivent l’enfant, d’une personne de leur choix.

document rempli : GEVA-Sco renouvellement

Au cours de cette réunion équipe éducative ou ESS, le directeur de l’école ou l’enseignant référent va remplir le geva-sco, en y notant les informations données notamment par l’enseignant et l’AVS (si l’enfant est déjà scolarisé). Le geva-sco est un document normalisé national, que l’enseignant référent va envoyer à la MDPH après la réunion. C’est à partir de ce document que la MDPH va prendre ses décisions concernant la scolarité de l’enfant. Il est donc primordial qu’il soit rempli correctement.
Les geva-sco est avant tout destiné à l’équipe éducative, et il est souvent difficile pour les parents d’y faire ajouter leurs remarques. Noter toutefois qu’une case, en fin du geva-sco, permet aux parents de s’exprimer librement. Nous vous encourageons vivement à en faire bon usage.
En fin de réunion ou dans les jours suivants, les parents doivent recevoir une copie du geva-sco. N’hésitez pas à la réclamer si le directeur de l’école ou l’enseignant référent ne vous la remet pas.

Si les parents sont en désaccord avec ce qui est formulé dans le geva-sco, il est important d’en informer la MDPH, en lui écrivant un courrier, ou en demandant à être reçu par l’équipe pluridisciplinaire, qui évalue les demandes.

Que se passe-t-il après cette réunion ?

L’enseignant référent transmet le compte-rendu de la réunion (qui inclut le geva-sco) à la MDPH. L’équipe pluridisciplinaire de la MDPH va instruire le dossier, puis la MDPH va statuer en commission sur les demandes exprimées, notamment sur le temps d’AVS demandé et les aménagements matériels (demande d’ordinateur, etc).
L’attente peut être assez longue avant passage en commission MDPH : il faut compter plusieurs mois (d’où l’intérêt de faire la réunion en début d’année civile pour la rentrée scolaire de septembre, en cas de première demande d’AVS).

Suite à la commission, la MDPH envoie à la famille et au rectorat une notification d’AVS, indiquant le type d’AVS (AVS individuel ou mutualisé), et le temps d’AVS accordé (pour les AVS individuels). Il revient alors au rectorat d’affecter un AVS à l’enfant.
Attention, cela prend également du temps ! Les AVS sont souvent affectés à la dernière minute, juste avant la rentrée de septembre. Nous invitons les parents à contacter la cellule AVS de leur académie une semaine environ avant la rentrée afin de s’assurer qu’un AVS a bien été affecté à l’enfant.

« Il est certes très stressant d’attendre, parfois on croit à tort que ça pourrait aller plus vite, mais les démarches étant longues et complexes, les lenteurs administratives étant de rigueur, restons ZEN, car ce n’est pas en s’énervant que ça ira plus vite »

http://toupi.fr/aide-aux-demarches1/aide-aux-demarches-relatives-a-la-scolarisation1/les-auxiliaires-de-vie-scolaire-avs1/

AESH/AVS et sorties scolaires

1) Sortie habituelle, de proximité, dans le cadre des horaires habituels de l’AVS.

Un AVS en contrat CUI ou AESH peut accompagner l’élève.

2) Sortie avec pique-nique le midi ou dépassement de l’horaire habituel de travail de l’AVS le matin ou le soir

Dès lors qu’il y a pique -nique le midi ou dépassement de l’horaire habituel de l’AVS le soir ou le matin ( exemple : départ à 8H ou retour à 17H ou 18H) , l’AVS serait amené à exercer des heures supplémentaires, hors, quelque soit le type contrat, AESH ou CUI, le traitement d’heures supplémentaires n’est ni prévu ni envisageable. Dans le cadre de ce type de sortie, les AVS n’accompagne donc pas.

Cependant, dans le cadre d’une relation cordiale entre l’AVS, le directeur et l’enseignant, il est envisageable, avec accord consentant de l’AVS, de faire récupérer le nombre d’heures supplémentaires générées par la sortie scolaire, sur une autre journée de la semaine. C’est une proposition à soumettre à l’AVS, il n’est pas dans l’obligation d’accepter.

3) Sortie avec nuitée

Un AVS CUI ne peut pas y participer.

Un AVS AESH peut y participer à condition que son nom figure dans le projet pédagogique à envoyer à la DSDEN.

4) Rappel : L’AVS n’est jamais à comptabiliser comme accompagnant lors d’une sortie  »

Les AESH co peuvent être comptabilisés dans l’effectif des accompagnants seulement si des élèves de l’ULIS participent à la sortie

 

On en parle ici aussi : 

http://www.ia77.ac-creteil.fr/PJ/files/files_new/ash/AVS/Fiches/AVS-Sortie-scolaire.pdf

http://scolaritepartenariat.chez-alice.fr/page798.htm#sorties

 

NON AUX ELEVES EN SITUATION DE HANDICAP SACRIFIES A LA RENTREE 2017 !

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À l’attention : A l’attention du Ministère de l’Education Nationale, de l’Inspection Académique de Rouen, de Madame la Défenseure des Droits de l’Enfant

J’ai reçu fin 2016 une notification de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) relative à l’orientation scolaire de ma fille Sidonie pour l’entrée au collège à la rentrée prochaine. La Commission du 03/10/2016 avait statué pour une scolarisation dans une ULIS (Unité Locale pour l’Inclusion Scolaire).
Cependant, j’apprends seulement mi juin par l’Inspection Académique qu’il n’y a pas assez de places sur la région rouennaise pour scolariser Sidonie en ULIS à la rentrée 2017, soit plus de 8 mois après la notification.
Il s’agit purement et simplement d’une politique discriminatoire !!!
Je suis très inquiète et en colère ! Il a tout de même été reconnu à ma fille un taux d’incapacité entre 50 et 79% !!!
Ses difficultés sont telles qu’elle ne pourra pas réussir en dehors d’une classe spécialisée.
Loin de moi l’idée de faire du misérabilisme, je tiens juste à vous faire part du contexte pour que vous compreniez mieux la situation.
Le combat a commencé depuis bien longtemps pour ma puce. Un accompagnement a été mis en place depuis la seconde année de maternelle.
Sidonie souffre de troubles autistiques. Pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas ce qu’est l’autisme, je vais vous citer quelques exemples :

    • elle ne manifeste pas ses émotions (douleur, joie, peine). Elle ne sait pas non plus décoder les émotions chez les autres
    • tout doit être planifié, elle ne supporte pas le changement : dans son emploi du temps (annulation d’une visite chez papi et mamie par exemple), un changement de route pour aller à l’école à cause d’un camion poubelle qui bouche le passage, etc
    • elle fait des collections (bouchons en plastique en maternelle, pommades à lèvres en début de primaire et élastiques à cheveux qui brillent en ce moment) et s’attache à ces collections de façon excessive. Elle aime d’ailleurs tout ce qui brille, tout ce qui a des paillettes.
    • elle aime manger tout le temps la même chose
    • elle ne supporte pas le bruit, le soleil, le monde. Faire les magasins est par exemple une épreuve pour elle
    • elle s’isole beaucoup. Il lui arrive par exemple de passer ses récréations enfermée dans les toilettes
    • elle joue avec les portes et lumières, ce qui la rassure : ouvrir / fermer sans cesse

Outre les troubles autistiques, Sidonie souffre de troubles du langage oral et de difficultés importantes en langage écrit et mathématiques. Elle a également des difficultés de communication persistantes et une inhibition marquée en situation anxiogène (jusqu’à provoquer des malaises).
Des aménagements clairs et systématiques sont nécessaires depuis le CP, en classe, pour les leçons et évaluations ainsi que pour les devoirs à la maison
En lui refusant une place en classe ULIS, on ne fait que réduire à néant ses chances de progresser. Cela détruit tout le travail entrepris au sein de notre famille. Le travail entrepris également avec son école. Avec les professionnels de santé qui la suivent (orthophonistes, psychologue, pédopsychiatre, etc.).
Je demande à ce que soient respectées la notification MDPH et la loi 2005-102 du 11 février 2005, pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, qui garantit à chaque élève l’école qui lui convient. Cette nécessité est d’ailleurs réaffirmée par la circulaire n° 2010-088 du 18-6-2010.
J’exige l’ouverture d’une ULIS sur le secteur de Rouen ! Ma fille n’est pas la seule à être, pardonnez-moi l’expression, « sur le carreau ». Il m’a semblé en effet entendre que 30 enfants étaient concernés…
Combien de temps cela va t-il encore durer ?
Au-delà de ça, il est indispensable de créer des postes, d’ouvrir de nouvelles classes pour palier à ce manque de structures pour accueillir nos enfants en situation de handicap (CLIS, ULIS, SESSAD, IME, etc) !!! Et ce, partout en France !!! Des enfants mis sur le banc de touche alors qu’ils veulent juste apprendre !

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Que vous soyez touché de près ou de loin par le handicap, s’il vous plait, signez cette pétition et faites la circuler auprès de toute personne sensible à ce sujet. Merci pour Sidonie ! Merci pour tous ces enfants en souffrance !
Partagez au maximum auprès de vos collègues, amis et votre famille. Un geste qui ne leur prendra pas beaucoup de temps mais qui peut changer beaucoup de choses !

Signez la pétition ICI