Baisse des contrats aidés : des milliers de salariés et d’employeurs en détresse

Conséquence de la volonté du gouvernement de réduire le nombre de contrats aidés, des salariés se voient interrompre ou supprimer le contrat qui leur avait été promis ou même qu’ils avaient démarré. Un drame, à la fois pour les employés mais aussi pour les employeurs.

Murielle Pénicaud les juge « inefficaces » et « coûteux ». Dans le viseur de la ministre du travail, les contrats aidés de type CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) ou CUI (Contrat Unique d’Insertion). Ainsi, alors même que certains contrats ont récemment été signés par des employeurs et des employés, des dizaines viennent d’être purement et simplement annulés, voire interrompus. En effet, les agences Pôle Emploi ont reçu l’ordre lundi dernier de les arrêter et de ne plus en délivrer. Résultat, des situations ubuesques et dramatiques, avec des employés qui voient leur précieux leur passer sous le nez. Et d’autres qui avaient carrément commencé à travailler et à qui l’on a demandé cette semaine de rentrer chez eux. Autant de drames humains, que le gouvernement ne semble pas avoir bien mesuré.

Isabelle, renvoyée chez elle après trois journées de travail

C’est une situation ubuesque dans laquelle les pouvoirs publics viennent de plonger Isabelle, 40 ans, mère de deux enfants. Originaire du sud de la France, cette demandeuse d’emploi décroche à la fin du mois de juin dernier un entretien pour un poste dans la ville du Havre. Isabelle traverse alors la France pour passer son entretien et décroche le job. A la clef, un Contrat Unique d’Insertion (CUI). Branle-bas de combat. Isabelle saute sur l’occasion et fonce. Elle signe alors son contrat le 7 août dernier et démarre son nouveau job. Seulement, quatre jours plus tard, coup de fil du Pôle Emploi qui lui signifie que son contrat est finalement invalidé et interrompu. Et maintenant ? Isabelle a en effet engagé des frais, s’est lancée dans la location d’un nouveau logement, a inscrit ses filles à l’école. Seulement, retour à la case de départ. Elle est aujourd’hui de nouveau au chômage et dans une région qu’elle ne connaît pas. Elle témoigne sur France Bleu Normandie :

Ecoutez le témoignage d’Isabelle

Les agents de Pôle Emploi totalement désemparés

Des situations comme celle d’Isabelle, les conseillers du Pôle Emploi en ont tous sur leur bureau, partout en France. Impuissants et désemparés, face à cette décision prise par le gouvernement. Véronique Riesco est responsable régionale de la CGT, pour le Pôle Emploi, en Normandie. Elle explique les drames humains auxquels elle est aujourd’hui confrontée.

Ecoutez : Véronique Riesco, délégué CGT chez Pôle Emploi en Normandie

Des recours restent possibles auprès de Pôle Emploi pour les personnes concernées. En attendant, cette mesure risque de faire exploser les chiffres du chômage lors de la prochaine vague.

Le Havre, France

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/baisse-des-contrats-aides-des-dizaines-de-salaries-et-d-employeurs-normands-en-detresse-1502389264

Plutôt que d’affecter une auxiliaire de vie scolaire à Yoni, le Département préfère une autre solution

Yoni, 9 ans tout juste, passe en CM1. Malgré ce handicap qui l’empêche d’écrire correctement, le garçon veut bien faire ces choses, simples pour les autres, mais qui, pour lui, sont autant d’obstacles. Plutôt que de lui affecter une auxiliaire de vie scolaire, le Département préfère une autre solution.

Dans le jargon des spécialistes, Yony est ce qu’on appelle un enfant « dys » (pour dysgraphie). Trois lettres bien mystérieuses, que le garçon a bien du mal à inscrire sur son cahier d’écolier car il présente un trouble du langage écrit , ainsi que des problèmes importants en termes de motricité fine, qui influent sur son comportement. Ses difficultés sont donc surtout visibles en classe, même si le garçon est indemne de déficit intellectuel. Au test de QI, « il est même un peu au dessus de la moyenne », précise Mélanie Legault, sa mère.

Sa souffrance était telle en CE2, avec des résultats scolaires en berne, que l’école a appuyé en décembre 2016 la demande officielle de ses parents, auprès de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), une instance du Département, pour qu’il bénéficie d’un auxiliaire de vie scolaire. Yony pourrait ainsi dicter ses réponses à son AVS qui les écrirait à sa place. Mais la CDAPH 62 a refusé la demande en première instance et a maintenu sa décision lors du recours amiable fin avril. Elle propose à la place, et « dans un premier temps , explique Céline Renault, du Département, un plan personnalisé de scolarisation ». En clair, la création d’une équipe dédiée au sein de l’établissement avec un enseignant référent et un suivi continu. Pourtant le Collectif Émilie handicap avait aussi porté le dossier AVS. « J’ai tout de suite accepté d’accompagner cette famille, explique Mireille Delbar, une bénévole de Saint-Pol-sur-Ternoise, aussi mère de deux enfants dys, même si je n’ai eu que huit jours pour potasser le dossier avant de le défendre en commission. » Et d’insister : « Mais la rentrée, c’est dans moins d’un mois. Yony est bon à l’oral, il lui faut simplement un AVS le temps de la rééducation, pour compenser ce trouble. »

« Il dit non avec la tête, mais il dit oui avec le cœur. Il dit oui à ce qu’il aime. Il dit non au professeur. » Yony peut faire penser à cet élève, un peu différent, du célèbre texte de Jacques Prévert. Son école porte d’ailleurs le nom du poète. Il ne lui manque aujourd’hui qu’une attention particulière pour reprendre confiance en lui et, « avec les craies de toutes les couleurs, sur le tableau noir du malheur », écrire en grand le mot « bonheur ».

http://www.lavoixdunord.fr/203209/article/2017-08-11/yony-entre-au-cm1-pour-l-instant-sans-auxiliaire-de-vie-scolaire

Indemnités de résidence: certains AVS et AESH y ont droit, renseignez-vous!

Certain(e)s AVS et AESH peuvent percevoir une indemnité de résidence selon leur ville d’affectation. Certains établissements payeurs omettent de la verser. Vous devez donc la réclamer. Vous avez une prescription débutant seulement au bout de 4 ans à compter du 1 er janvier suivant le début de votre premier contrat dans la zone concernée.
Renseignez-vous pour réclamer cette indemnité en vérifiant dans la circulaire que votre commune relève d’une des 2 zones, et son paiement rétroactif.

Très ancienne (création en 1919), l’indemnité de résidence des fonctionnaires était un correctif du salaire tenant compte du coût de la vie plus ou moins élevé dans les différentes localités d’affectation.
Ce dispositif est censé, à l’heure actuelle, prendre en compte le coût de la vie, plus élevé dans les territoires urbains.
Or, force est de constater des disparités importantes au détriment de certains départements ainsi qu’entre différentes communes du même département. Pourtant, nul ne peut ignorer la hausse extrêmement forte des prix de l’immobilier qui a été constatée dans toutes les communes ces dernières années.

Cette indemnité comprend actuellement plusieurs taux. Le montant de l’indemnité auquel a droit un agent public est calculé en appliquant au traitement brut un taux variable selon la zone territoriale dans laquelle est classée la commune où il exerce ses fonctions.

Il existe trois zones d’indemnité :

• zone 1 (notée 0 dans la circulaire : sans abattement), taux à 3 %
un minimum de 43 euros mensuels

• zone 2, taux à 1 %
14 euros 49 minimum mensuels

• zone 3, taux à 0 %

La répartition de ces taux sur le territoire est basée sur les zones d’abattement de salaire pour le versement du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), telles qu’elles ont été arrêtées au 1er janvier 1963. Les zones d’abattement de salaires ont été supprimées, pour le SMIG, en 1968.
Le zonage de base de l’indemnité de résidence n’a donc connu aucune évolution depuis cette date.

Un décret permet la possibilité d’un assouplissement, lié aux résultats du recensement général de la population effectué par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Ainsi, le recensement général de la population, effectué en 1999, a conduit l’INSEE à réviser la composition des « unités urbaines multicommunales ». La plus récente circulaire d’actualisation de la Fonction Publique est celle du 12 mars 2001

Cette circulaire F.P. (1996-2B n°00-1235) dresse la répartition des zones
géographiques département par département avec le taux retenu pour chaque commune. Elle a aussi pour objet de tenir compte des modifications intervenues d’une part dans la composition des agglomérations urbaines lors du recensement de mars 1999 et d’autre part dans la composition des agglomérations nouvelles entre le 1er janvier 1991 et le 1er janvier 2000.

connaître votre zone: http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/05/cir_26298.pdf

https://www.snes.edu/Les-differentes-zones-de-l-I-R.html

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F32511

Autisme formations en ligne gratuites, entre autres,AESH, enseignants partagent leur expérience de l’inclusion de façon concrète et enthousiaste.

Un programme vidéo de 106 minutes dédié à l’inclusion scolaire des adolescents avec autisme. Comment accompagner la scolarité d’un adolescent avec autisme en collège et lycée ordinaire ?
Comment adapter sa pédagogie à ces élèves différents ?
Comment bilanter un élève différent ?
Comment prévenir le harcèlement scolaire?
Comment faire des autres élèves les acteurs de l’inclusion ?
Au fait, c’est quoi l’autisme ?

Pour répondre à ces questions, vous allez suivre en classe trois élèves de profils différents en interaction avec leurs professeurs et camarades:
Mathis un collégien autiste typique peu verbal ;
Antoine un élève de terminale autiste de haut niveau ;
Hugo, un lycéen porteur du syndrome d’Asperger.

En parallèle, deux enseignantes de collège et lycée, une AESH, une formatrice de l’éducation nationale, une éducatrice et deux psychologues nous feront partager leur expérience de l’inclusion de façon concrète et enthousiaste.

>> Voir le film
>> En savoir plus sur le projet « Enfants autistes : bienvenue à l’école »

http://www.canalautisme.com/inclusion-scolaire-collegravege-lyceacutee.html

« J’ai interpellé par écrit Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées sur la question des AVS » (Anne Genetet – Députée)

« Je souhaitais vous demander si pour cette rentrée scolaire de Septembre 2017 la promesse présidentielle serait tenue et si tous les enfants en situation de handicap auront bien accès à une AVS. », dans la continuité de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, et de l’investissement du nouveau Gouvernement pour encourager la scolarisation des enfants porteurs de handicap.
(…)Au nom de tous ces enfants qui voudraient tant aller à l’école comme les autres, je vous remercie. »

La réponse de la Ministre a été la suivante :
▶ Mesdames et Messieurs les députés, Madame La Députée, comme vous le savez, le handicap est l’une des priorités du quinquennat, ce qui a été rappelé à plusieurs reprises par le Président de la République et le Premier Ministre.
La question des accompagnants des élèves en situation de handicap fera l’objet d’une attention toute particulière, pour en améliorer l’efficience sur les temps scolaire, péri et extra-scolaire.
Jean Michel BLANQUER, Ministre de l’Education Nationale et moi–même, coopérons activement pour que la rentrée de ces élèves, préparée par nos prédécesseurs, se déroule dans les meilleures conditions possibles.
Le nombre d’accompagnants d’élèves handicapés, employés par l’Education Nationale, doit pouvoir couvrir les besoins des 163 000 élèves qui seront notifiés à la rentrée par les Maisons Départementales des Personnes Handicapées. (+13% par an sur le précédent quinquennat).
Ces notifications sont accordées aux élèves handicapés par la Commission des Droits et de l’Autonomie de la MDPH de leur département respectif, dans le cadre d’un projet personnalisé de scolarisation. Elles résultent d’une évaluation des besoins en équipe pluridisciplinaire qui tient compte du projet de vie exprimé par les parents, ou le détenteur de l’autorité parentale.

Rentrée scolaire : la facture du cartable moyen bondit cette année, des associations demandent que l’ARS soit revue à la hausse

+6,8%. C’est la hausse du coût du cartable et de son contenu pour un élève de sixième. Selon l’enquête annuelle de l’association Familles de France (FDF), le coût de la rentrée pour la première année de collège est cette année de 187,32 euros, en hausse de 6,8% par rapport à 2010, soit bien davantage que l’inflation.

Le panier se décortique en trois catégories : 36,90€ pour les cahiers et la papeterie, 93,57€ pour les fournitures non papetières et 56,85€ pour les vêtements de sport.

Si l’hypermarché reste le lieu le plus intéressant pour faire ses achats, avec un ticket final de 179,76%, c’est là que FDF a constaté la plus forte augmentation : +8,43%. La palme de la hausse la plus modérée revient aux supermarchés (191,12€, soit +4,79%). Quant aux magasins spécialisés, ils restent les plus chers, à 198,89€ (+6,48%).

«Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les familles», a déclaré lors d’une conférence de presse le président de FDF, Henri Joyeux, dont l’association réalise cette enquête depuis 27 ans.

L’an dernier, la hausse avait été seulement de 0,63%, après deux fortes baisses en 2008 et 2009. Cette modération avait été en partie due, selon Familles de France, aux «essentiels de la rentrée». Cette opération proposant des fournitures scolaires à prix modérés a été reconduite cette année entre FDF et des enseignes de la grande distribution, mais cette fois sans l’appui du ministère de l’Education nationale.

Le ministre Luc Chatel avait regretté fin mai que les discussions n’aient «pas permis de dégager un consensus (…), dans un contexte de hausse des prix des matières premières utilisées en papeterie». Ces deux dernières années, la pâte à papier a flambé de 55%.

L’Allocation de rentrée scolaire est de 284,97 € pour les jeunes entre 6 et 10 ans, 300,66 € pour les 11-14, et 311,11€ pour les 15-18.

L’Allocation de rentrée scolaire est de 284,97 € pour les jeunes entre 6 et 10 ans, 300,66 € pour les 11-14, et 311,11€ pour les 15-18. Familles de France demande que cette allocation soit revue à la hausse en tenant compte des niveaux et propose 165 € pour les primaires, 285 € pour les jeunes en collège et 400 € pour les lycéens.

Une autre association, la Confédération syndicale des familles (CSF), livre également chaque année sa propre estimation du coût de la rentrée scolaire. Elle le fera cette année le 30 août.

http://www.leparisien.fr/societe/rentree-scolaire-la-facture-du-cartable-moyen-bondit-cette-annee-17-08-2011-1568909.php#xtor=AD-32280599

Un exemple de programmme de travail structuré auprès d’un enfant qui présente un TED sans déficience intellectuelle, sans retard de langage

tdah-DYS-TED au quotidien

aut

Cliquez sur le lien pour accéder au document PDF : ce document est issu d’un ouvrage sur les enfants qui présentent un TED avec langage, édité au Québec par l’hôpital Ste Justine. J’ai obtenu les droits de l’adapter à notre français bien différent… et j’ai construit ces lignes directrices comme un outil de validation des pratiques engagées auprès d’un enfant. Le document est complété de recommandations générales dans la compréhension des TED qui proviennent d’une association de famille. L’idée est de pouvoir structurer la prise en charge proposée à un enfant en validant des actions réalisées, d’autres actions pouvant ne pas être pertinentes pour ce même enfant.

Si vous souhaitez utiliser ce document dans votre pratique professionnelle, je serais très intéressé d’obtenir un retour de votre part par rapport à sa maniabilité.

Il s’agit d’un support de travail, il n’est bien sûr pas question d’être rivé dessus pendant la séance…

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