Jean-Michel Blanquer lève le voile sur la prochaine rentrée scolaire

Dans un entretien au « JDD », Jean-Michel Blanquer a précisé à quoi va ressembler la rentrée scolaire de septembre et la vision qu’il entend diffuser dans son ministère.

Pour aller de l’avant, on doit toujours analyser les forces et les faiblesses de ce dont on hérite ». Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a, dans un entretien au Journal du Dimanche publié le 23 juillet, assuré qu’il ne comptait pas détricoter par principe les réformes engagées par Najat Vallaud-Belkacem mais de travailler vers de meilleurs résultats : « Depuis mon arrivée, j’ai engagé ce processus afin de préserver ce qui est bon et d’améliorer ce qui ne fonctionne pas. L’ensemble de mes actions se résume en la volonté de bâtir l’école de la confiance », a confié le ministre au journal.

Jean-Michel Blanquer l’a assuré, dès la rentrée prochaine, les mesures suivantes seront mises en place : le dédoublement des classes de CP du réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+), le dispositif « devoirs faits », l’adaptation des rythmes scolaires et la restauration des classes bilingues, des sections européennes et du latin. Et le ministre de préciser au sujet des rythmes scolaires que cela s’appliquera à un peu plus d’un tiers des communes (37%), soit 28% des élèves en primaire. Ne sont en effet concernées que les communes ayant manifesté leur souhait de revenir à quatre jours de classe par semaine, en accord avec les conseils d’école.

Au delà de ces mesures concrètes, le ministre a partagé la vision qu’il entend porter et diffuser au sein de l’école publique. En un mot : la liberté. « Si la plus grande fuite observée vers le privé depuis des décennies a eu lieu à la rentrée 2016, il y a une raison : en imposant des mesures uniformes, la réforme du collège a cassé l’attractivité des établissements publics, déplore Jean-Michel Blanquer.

Le ministre entend prendre exemple sur ce qui se fait dans le privé : « Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’inspirer du privé, mais aussi des modèles étrangers et surtout des études scientifiques, interroge-t-il. Le vrai ennemi du service public, c’est l’égalitarisme ; son ami, la liberté. La liberté bien conçue favorise l’égalité. Beaucoup de syndicats peuvent entendre cela ».

http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-michel-blanquer-leve-le-voile-sur-la-prochaine-rentree-scolaire-7789457711

« AVS? Tu comptes faire ça toute ta vie? »

Réflexion de ma maman l’autre soir alors que nous passions ensemble un moment agréable à discuter de tout et de rien. Refaire le monde, comme nous le faisons à chaque fois quand je vais en congés chez mes parents.
Deux jours après,cette phrase résonne encore dans ma tête. D’accord, je sais qu’auxiliaire de vie scolaire (AVS)(ou accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH)) n’est pas encore un vrai métier.
Au départ, je suis restée sans voix, surprise puis triste qu’une telle question puisse m’être posée par ma mère! Elle connaît pourtant mon « combat » pour la reconnaissance de mon « job »: groupe Facebook, blog, compte Twitter, engagement avec le syndicat pour participer à des rassemblements devant le rectorat ou à des réunion inter-syndicales.Alors, passé le moment de surprise et déception, j’ai argumenté : je suis fière de ce que je fais, de permettre à des enfants en situation de handicap d’être inclus en classe ordinaire et de suivre une scolarité classique, comme ils en ont le droit selon la loi. Les AVS sont indispensables dans les établissements scolaires, sans nous, leur prise en charge serait impossible par les enseignants. Que deviendraient-ils? Ils n’iraient pas à l’école.

Au départ, j’ai commencé cette mission un peu « par hasard » j’avais déjà travaillé auprès des enfants, et l’idée d’accompagner des enfants en situation de handicap m’enthousiasmait.Bien sûr, je trouvais gratifiant d’exercer ma mission. Rapidement, j’ai découvert avec dégoût la manipulation de l’Education Nationale envers les AVS et les AESH. Le manque de reconnaissance de mes collègues enseignants, la précarité de nos contrats … Mais j’ai continué, car les élèves ont besoin de nous! Je ne dis pas que je me « sacrifie », car toutes les actions que j’entreprends en dehors de mes heures de travail me donnent la force de continuer.

Beaucoup me trouvent utopique, et même naïve. Ce qui semble donc être le cas de ma mère. Je pensais pourtant avoir son soutien, qu’elle était fière de mon « métier » d’AVS que j’exerce depuis 7 ans. Elle semblait heureuse que j’obtienne un CDD AESH, pour lequel je me suis battue pendant des mois avec le soutien des parents, des enseignants ( lettres de recommandation) et du syndicat. Tant d’incertitudes, souvent j’ai voulu abandonner, car même si ce fameux CDD m’était proposé je savais que pour le moment la précarité serait toujours là.Car le CDi possible au bout de 6 ans de CDD ne sera pas synonyme de stabilité professionnelle.

Mais le soutien de mon compagnon m’a permis de tenir. Sans lui, je ne serais certainement plus AVS. Heureusement que je ne suis pas seule, sinon comme beaucoup d’entre nous, j’aurais d’énormes difficultés financières. Nous sommes deux, ça change forcément la donne.Lui aussi est dans une situation précaire, pour l’instant enchaînant les missions d’intérim. Solution d’urgence, venant de contrées lointaines pour me rejoindre il n’a pas encore pu trouver d’emploi fixe.Accompagner ces enfants au quotidien me donne une leçon de courage, et j’oublie mon faible salaire, le peu d’argent sur nos comptes. J’apprends à me satisfaire de peu, et je suis heureuse malgré tout. Les vacances? Je peux en prendre à la campagne, dans ma famille, ou au bord de l’océan dans la famille de mon compagnon. Tous n’ont pas cette chance j’en suis consciente. Les sorties? En cherchant bien, toujours des activités peu onéreuses pour nous détendre.

Oui je compte faire « ça » toute ma vie j’ai alors conclu après mon long argumentaire, même si je sais pertinemment qu’il n’aura pas réussi à convaincre totalement ma maman. Je sais qu’elle s’inquiète de ma situation précaire,ça la peine de me voir toujours courir après l’argent. De faire un tel métier alors que j’ai des diplômes universitaires, et je la comprends.
Mais c’est mon choix. « Je suis heureuse, je ne me vois pas faire autre chose. Je ne me satisfais pas de mes conditions de travail, je ne reste pas spectatrice du mépris de l’Education Nationale envers les AVS. Je sais que nous méritons mieux » lui ai-je expliqué. « Et je reste convaincue qu’accompagnant d’élève en situation de handicap va devenir un vrai métier. La volonté et l’engagement des AVS/AESH mobilisés -dont je fais partie- va finir par payer. Car nous méritons d’obtenir une reconnaissance, avec une vraie formation, une titularisation, et un vrai salaire. »

L’Education n’est plus la priorité de Macron, c’est la chasse aux économies

Jean-Michel Blanquer a déjà supprimé des dispositifs au sein de l’Education nationale et devra bientôt faire d’autres économies. Mais lesquelles et selon quel calendrier?

Pour la première fois depuis cinq ans, le budget consacré par la Nation à l’éducation est en baisse de 75 millions d’euros. Étonnant quand on se souvient que le candidat Macron en avait fait l’une des priorités de son programme.

On pourra se rassurer à peu de frais en estimant que cette entaille est somme toute modeste au regard d’un budget global de plus de 60 milliards d’euros. On devrait pourtant y voir d’abord un signal. Dorénavant, l’éducation n’échappera plus aux coupes budgétaires et devra contribuer à la politique de rigueur annoncée par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans son discours de politique générale.

Depuis quelque temps, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, prépare les esprits à ce revirement. Il a ainsi multiplié les déclarations pour indiquer, comme devant les Sénateurs le 28 juin, que le budget de l’éducation serait dorénavant « en situation de constance ». Derrière ces propos feutrés, il y a surtout ce que le ministre ne dit pas. Vu de la rue de Grenelle, l’école est à présent considérée comme repue, servie, comblée après cinq années de Refondation. Quelle erreur! Comment tabler sur la fin des moyens supplémentaires alloués à l’école quand les besoins sont encore aussi criants pour améliorer les remplacements, les départs en formation continue des enseignants, la médecine scolaire, les Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) ou la revalorisation des carrières et des indemnités des personnels de l’éducation nationale? Le temps éducatif s’inscrit dans la durée et l’engagement de l’Etat aurait mérité au moins deux quinquennats.

Quel est le risque? Probablement que cette logique comptable ne soit le signe avant-coureur du retour des partisans du Statu quo. Ceux qui se contentent de gérer le système scolaire quand les enquêtes internationales le décrivent comme profondément inégalitaire avec une propension à reproduire, voire même à aggraver, les inégalités sociales à l’école. Ceux qui, en définitive, ne s’intéressent qu’aux 70% des élèves qui vont bien et pas aux 30% qui vont mal et qui accumulent les difficultés scolaires dès l’école maternelle.

D’autant que le ministre se trouve déjà confronté à la quadrature du cercle: comment faire tenir dans un budget constant les promesses du candidat Macron, les charges nouvelles pour l’Education nationale et les innovations du ministre lui même? Et l’ardoise est lourde! Le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP (Réseau d’Education Prioritaire) et REP+? Environ 500 millions. La prime en Rep+? Environ 200 millions. Les Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR)? Environ 700 millions. Les « devoirs faits »? Environ 150 millions. L’avancement des personnels? Environ 300 millions. En résumé, le Ministre doit faire entrer plus d’un milliard de charges nouvelles dans un « budget constant » et dans une politique générale de rigueur.

Sans jamais le dire, Monsieur Blanquer a commencé à faire le job en supprimant des dispositifs un peu partout, à la va-vite, pour faire de rapides économies. Nous avons fait fausse route en imaginant que ces mesures nouvelles s’ajouteraient à celles existantes. En réalité, elles s’y substituent. Nous avons encore fait fausse route en imaginant que ministre défendait une « certaine vision de l’école ». En réalité, il sauvait son budget.

Au diable les évaluations, les concertations et même les lourds et fastidieux débats parlementaires. C’est à coups de décrets et d’arrêtés qu’il a commencé sa chasse aux économies: abandon du dispositif « Plus de maîtres que de classes », retour à la semaine de 4 jours, mais aussi le gel du point Fonction publique, rétablissement du jour de carence.

C’est à l’aune de cette contrainte budgétaire qu’il faut entendre la menace du gouvernement de mettre un terme à l’aide aux communes pour les activités périscolaires. Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Blanquer, ce ne sera ni un choix, ni une liberté, ni du pragmatisme mais belle et bien une contrainte à laquelle les élus devront se plier pour que l’Etat économise au final 400 millions d’Euros -tout en laissant à d’autres acteurs la charge de supporter le plus grand plan social du périscolaire jamais organisé en France, condamnant jusqu’à 250.000 personnes (environ 25.000 ETP) à cesser leurs activités.

Mais le compte n’y est toujours pas. Monsieur Blanquer devra donc rapidement faire d’autres économies. Mais lesquelles? Selon quel calendrier? Peu disert sur le sujet, Monsieur Blanquer doit à présent sortir de l’ambiguïté et exprimer clairement ses choix pour l’école.

http://www.huffingtonpost.fr/colombe-brossel/education-nationale-plus-la-priorite-macron-economies_a_23037172/?utm_hp_ref=fr-politique

Pour préparer la rentrée , consultez et téléchargez les horaires de l’école de votre enfant

À partir de la rentrée 2017, l’organisation de la semaine scolaire sur 4 jours dans les écoles maternelles et élémentaires publiques est rendue possible par dérogation au cadre général de 4,5 jours. L’introduction de cette nouvelle dérogation donne davantage de souplesse aux acteurs locaux afin de répondre le mieux possible aux singularités de chaque contexte local, dans le souci constant de l’intérêt des élèves. Le décret visant à permettre cette nouvelle organisation a été publié le 29 juin au Bulletin officiel.
L’organisation du temps scolaire répond à des objectifs pédagogiques pour permettre aux enfants de mieux apprendre à l’école. Retrouvez toute l’information sur les rythmes scolaires et le service d’information permettant aux familles de consulter et télécharger les horaires de l’école de leur enfant à la rentrée.

http://www.education.gouv.fr/pid29074/l-organisation-du-temps-scolaire-a-l-ecole.html

Mais que va donc devenir mon loulou ?

Ce matin un petit coup de gueule, ça fait du bien. Si les gens qui sont contents d’un sort inacceptable pour une bonne majorité – plus ou moins audible – de collègues, sont parfois lassants ou exaspérants (on ne vous demande pas de pleurer, on aimerait que vous nous souteniez), personnellement, la « théorie du loulou » m’exaspère tout autant.

Ce ne sont pas vos mômes ! C’est un métier ! Cet enfant ne vous est pas réservé, il vous est confié. C’est très différent. Votre affectation n’est pas une attribution. Vous n’êtes pas la mère !

Avec tous les enfants dont j’ai eu l’accompagnement, je me suis évertué de leur expliquer ce que je faisais, pourquoi j’étais là et pourquoi, très probablement, je ne serai bientôt plus là, remplacé par un autre, etc. J’ai présenté cela gentiment, avec douceur, avec toute la pédagogie qui va avec, et je pense que c’est également une de nos tâches, expliquer certain pourquoi de certaines choses. On ne leur apprendra pas l’histoire ou la géographie, on ne se substituera pas au professeur pour réinventer le carré de l’hypoténuse, mais expliquer cela, c’est nécessaire, utile, voire incontournable.

Avec les enfants curieux on peut même expliquer pourquoi nous sommes là provisoirement, sans rentrer dans les détails qui font que certains se battent pour que cela change.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai jamais considéré les élèves qu’on m’a confiés comme « mes loulous ». Je pense, et je suis même certain, que c’est tout le contraire qu’on nous demande. Faire cela professionnellement,  et laissez ce pathos à la porte de l’établissement.

 

Recherchons un(e) accompagnant(e) scolaire pour la prochaine année scolaire pour notre fils Asperger (Val de Marne)

URGENT! l’Haÿ les Roses Nous recherchons un(e) accompagnant(e) scolaire pour la prochaine année scolaire pour notre fils né en septembre 2005, Asperger avec TDAH, et troubles des apprentissages.
Il est actuellement scolarisé en CM2 à Villejuif. Pour la 6ème, nous avons fait une demande de dérogation pour le collège Eugène Chevreul de l’Haÿ-les-Roses.
Vous interviendrez à hauteur de 20 heures par semaine (contrat Education Nationale au SMIC horaire) et serez supervisé(e) deux fois par mois dans les locaux de l’association Asperger Aide France par la psychologue qui suit notre enfant ; ces supervisions feront l’objet d’un contrat dont nous serons l’employeur et seront rémunérées 15€ nets.

Si besoin, vous serez au préalable formé(e) par cette même psychologue pendant une journée (environ 5 heures rémunérées 15€ nets/h).
Vous devrez vous assurer de la mise en application des adaptations demandées par les professionnels médicaux et para-médicaux et également aider notre fils dans le domaine de la sociabilisation.

Horaires actuels d’intervention : toutes les matinées de 9H à 12H,
lundi et mardi après-midi de 14H-16H, jeudi après-midi 14H à 15H.
Horaires pouvant évolués en fonction du planning du collège.

Contact Information
Contact ANHALT Elisabeth / VERGNEAU Pierre
Téléphone
: 0631178422
Emplacement
: l’Hay les Roses

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question.

http://autisme75.org/awpcp/petites-annonces/?id=2226