AESH/AVS: A quoi sert le NUMEN et comment l’obtenir?

Le NUMEN, numéro d’identification éducation nationale, est un identifiant associé à tout employé de la fonction publique dépendant du Ministère de l’Éducation nationale française (enseignants, inspecteurs, administration, services, etc.).

Il permet d’activer votre messagerie professionnelle, il est considéré comme confidentiel. Il s’agit véritablement de votre identité au sein de l’Education Nationale.
Cette messagerie permet d’échanger avec votre inspection, vos collègues et
l’administration. Elle est sécurisée et sa confidentialité est garantie.
Votre messagerie professionnelle est l’outil privilégié pour communiquer avec
l’académie.

Par exemple,il vous servira aussi pour :

– vous inscrire dans une formation

– vous inscrire pour un concours (CAPES…) …

Le NUMEN peut être obtenu auprès du secrétariat de votre établissement scolaire si vous êtes affecté dans le second degré (il se trouve dans votre dossier administratif), sinon auprès de votre DSDEN si vous êtes dans le premier degré.
Plus généralement, et dans tous les autres cas, votre gestionnaire administratif (DPE du rectorat ou DSDEN, services du personnel pour les établissements de l’enseignement supérieur) pourra à coup sûr vous apporter cette information.

en savoir plus: http://www.education.gouv.fr/cid4278/la-messagerie-professionnelle.html#comment-utiliser-et-profiter-de-cette-adresse-electronique-

L’Europe dévoile sa stratégie handicap jusqu’en 2023 (handicap.fr)

la nouvelle stratégie fondée sur les capacités plutôt que le handicap est rendue publique le 28 mars 2017 par le Conseil de l’Europe. Des engagements jusqu’en 2023

Ce document d’une vingtaine de pages (en lien ci-dessous), « Droits de l’homme : une réalité pour tous », expose les priorités de l’organisation pour cette période.

https://informations.handicap.fr/art-strategie-europe-handicap-853-9697.php

La France en Bleu ? Lumière d’espoir pour les personnes avec autisme

Ensemble, brisons les barrières pour l’autisme, avec l’espoir d’une  société inclusive. En France, les personnes avec autisme et leurs familles sont confrontées à de multiples barrières. Leurs vies sont consacrées à contourner ou essayer de renverser ces obstacles. Il est temps que notre pays brise ces barrières pour construire une société inclusive et accueillante pour les personnes avec autisme.

1. Barrière du diagnostic : Diagnostic trop tardif ou absence de diagnostic, refus de diagnostic, diagnostics non conformes aux classifications médicales internationales.

2. Barrière de la formation : Manque de formation actualisée sur l’autisme et croyances obsolètes encore en vigueur parmi les professionnels de santé, de la petite enfance, du handicap, de l’aide sociale à l’enfance et des experts auprès des tribunaux.

3. Barrière de l’argent : Argent public alloué à l’autisme gaspillé dans des pratiques inutiles inspirées de la psychanalyse, voire maltraitantes, manque d’argent pour les interventions recommandées par la Haute Autorité de Santé et l’Agence Nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux

4. Barrière de l’abandon : Absence de soutien aux familles par des services spécifiques à l’autisme et sur les lieux de vie de la personne, à domicile, à l’école, au travail pour ceux qui sont en capacité de travailler. Refus des MDPH de prendre en compte les spécificités de l’autisme.

5. Barrière du passage à l’âge adulte : Manque de moyens financiers et de solutions d’accompagnement ou d’hébergement pour les adultes, quel que soit leur niveau d’autonomie.

6. Barrière de l’absence de pilotage : Des plans « autisme » qui se succèdent avec un pilotage interministériel sous-dimensionné, et une absence d’indicateurs d’avancement et d’évaluation des mesures dans les territoires.

7. Barrière de la connaissance : Moyens dérisoires alloués à la recherche sur l’autisme, absence d’études épidémiologiques, alors qu’elles existent depuis une dizaine d’années dans les grands pays développés et commencent à se mettre en place partout dans le monde. Idées fausses véhiculées par certains médias et l’utilisation du mot « autisme » ou « autiste » de façon inappropriée.

http://www.autisme-france.fr/offres/doc_inline_src/577/2017_Dossier_de_presseAF-2_avril.pdf

La dyslexie

Le blog d'une dyslexique

Je vais commencer par vous donner la définition qui donne sur Wikipédia : »La dyslexie est un trouble de la lecture spécifique et durable qui apparaît durant l’enfance. La dyslexie est reconnue comme un trouble spécifique de l’apprentissage« . En bref c’est un handicap au quotidien mais qui ce passe dans le cerveau. Bien sur ce n’est pas un handicap vraiment dérangeant, on peut très bien vivre avec. Ce qui est le plus embêtant c’est que ça ne se guéris pas, on peut faire des exercices pour s’améliorer mais c’est tout.

Maintenant que vous savez de quoi on parle je vais vous raconter comment je l’ai appris, quel âge j’avais, comment j’ai réagis… Tout d’abord depuis mon plus jeune âge je devais toujours travailler plus dur que les autres pour être au même niveau qu’eux, ça m’embêtais vraiment quand mes amis sortaient après les cours je pouvais pas aller avec eux parce…

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David, enseignant: « Vous pouvez me rendre un service? »

Je suis AESH individuelle auprès d’un élève de 4ème multi-dys. Je suis en quelque sorte son scribe, je retranscris mot pour mot ce qu’il me dicte lors des exercices ou des évaluations.
Vendredi à 14h00 nous entrons en cours d’histoire-géographie, le stress monte, il y a une grosse évaluation sur la Révolution de 1789. Je me rends compte que Mathis angoisse, j’essaie tant bien que mal de le rassurer.
L’enseignant distribue les copies. Lis le sujet. C’est parti!
C’est alors que l’enseignant se met en colère contre un élève qui n’a pas fait signer son carnet de correspondance, le prévient qu’il ne veut pas de lui en cours.
Alors que je suis concentrée sur l’évaluation avec Mathis, l’enseignant m’interpelle : « S’il vous plaît, vous pouvez me rendre un service? Vous pouvez accompagner Jules à la vie scolaire et les prévenir qu’il est exclu de cours? » J’en ai le souffle coupé.
Que faire? Entrer dans un conflit avec l’enseignant en refusant car ce n’est pas mon rôle? Je décide de perdre le moins de temps possible, je pars accompagner Jules à la vie scolaire en courant, pour revenir le plus vite possible auprès de Mathis. Il ne peut commencer son évaluation que 10 minutes après les autres. Il a bien révisé, arrive à me dicter les réponses dans les délais,il finit donc à temps et réussit plutôt bien.
N’empêche, je suis en colère … Comment cet enseignant peut-il pénaliser sans aucun scrupules Mathis en le privant de son accompagnante pendant tout le début de l’évaluation?
Les mentalités évoluent, c’est certain, mais que la route est longue encore!

Caroline AESH : toi tu manges en même temps que les élèves….

Je suis AESH co dans une ULIS collège.  Le midi j’accompagne les élèves sur le temps de cantine, certains sont très autonomes, d’autres moins. Depuis peu cependant, ils mangent tous sans adulte. Quelques uns ont encore besoin d’un petit accompagnement lors de la file d’attente…

Aujourd’hui une nouvelle organisation a été décidée, les élèves ne passeront plus à l’heure habituelle. Panique à bord chez mes plus jeunes tout juste autonomes… je me renseigne pour eux et le surveillant me répond « Toi tu manges en même temps que les élèves ». Je lui explique que je ne suis pas une élève, que je veux juste savoir quoi leur dire exactement, l’heure à laquelle ils vont manger… « Ba ils feront comme les autres, ils ne sont pas si bêtes quand même, et puis de toutes façons tu manges avec eux ».

  • Non non je ne mange plus avec eux depuis deux semaines
  • Ils ne sont pas bêtes mais ont juste besoin de plus de temps que les autres pour comprendre
  • J’ai besoin de leur expliquer comment ça va se passer
  • Ils ne sont pas comme les autres…

J’ai parlé à un mur, du coup je suis passée avec eux, j’ai mangé toute seule en salle des profs. Rien de grave on est d’accord, mais voilà ça m’a énervé, d’autant que la CPE ne voyait où était le soucis pour « mes petits élèves » et moi même…

Quand je me fâche un peu dans cet établissement personne ne comprend, un peu comme si mes problèmes n’avaient pas d’importance.

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